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La
baleine
La
baleine sent le caramel,
La baleine fait sa plus belle
Devant tous les gens qui passent devant elle.
Elle fait des pirouettes sur elle-même.
Parce quelle aussi se trouve belle.
Camille
Sachot - 7 ans et demi
- Fondettes
(37)
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Le
voyage
Le
voyage sera long,
Le voyage sera grand
Long, grand, une heure ou deux,
ça
ne change rien
je suis
dans mes rêves.
Lucie
Barrier - 8 ans - Fondettes
(37)
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Le
chat à la belle queue
Oh
! Quil est beau ce chat à la belle queue
Qui a sa queue blanche et grise et le bout noir et très
longue
Et grande et belle toujours le sera toujours belle très
Blanche et grise et le bout noir, ça sera toujours
le
Chat à la belle queue sera toujours beau
Et la queue aussi blanche et grise et le bout Noir !
Cécile
Demangeon - 8 ans - Fondettes
(37)
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Mon
pendentif
En
argent, ce crocodile tenu par une chaîne
tient cette bille transparente comme un trésor,
ne la laissant pas séchapper,
ne la laissant pas tomber
cest quelle est loin du sol cette bille.
Fragile et précieuse,
elle a vu
ma vie sécouler
elle ma vu
pleurer, dormir, travailler, dessiner, manger, jouer
et même...
me chamailler.
Vous me direz.
Et le crocodile dans tout ça ?
Et bien il la tenue.
Sans ronchonner, sans fatiguer
écoutant lui aussi
en silence.
Hannah
Montoux - 10 ans - Fondettes
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Le
vent
Le
vent porte jusqu'à la ville
Les hurlements des enfants maltraités.
La peine est dans leur âme.
Leurs cris sont emplis de douleur
Et le sang qui coule dans leurs veines
N'est que souffrance et problèmes.
Ils sont beaux, mais amaigris
Par la pauvreté du nid.
A chaque coup, ils se brûlent le cur
Et se consument un peu plus de l'intérieur.
Mais quand viendra-t-on les sauver
Ces petits êtres mal-aimés ?
Aujourd'hui, demain ou jamais;
C'est à vous de décider.
Coralie
Giraudet - 10 ans - Fondettes
(37)
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Dame
feuille
Demoiselle
bourgeon vient de naître,
Sur une jolie branche de hêtre,
Bientôt, je serai fleur,
Une belle faine qui sera douce et mignonne,
qui sentira mille parfums.
Ensuite
je deviendrai feuille, une belle feuille ondulée,
verte et jolie
Sur la majestueuse branche de hêtre.
Puis, je me fânerai. Il sera temps de me marier,
Avec un beau jeune homme, un gland de préférence,
qui me donnera volontiers, tous les soirs,
une goutte de sève :
Celle que lon trouve au sommet
Du grand hêtre dominant.
Hélas,
bientôt il sera temps de mourrir,
Et de tomber du grand hêtre.
De me laisser porter doucement par la rivière.
Puis, je me hisserai sur le bas côté,
Entre une jonquille et une marguerite,
Pour que mon âme repose en paix.
Matthieu
Wallart - 10 ans et demi
- Esquesdes
(62)
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L'oiseau
impossible
Un
oiseau vole,
Sur le vent déchaîné,
Et au-dessus dun sol,
Qui paraît argenté.
Cest
un arc-en-ciel,
Que japerçois au loin,
Ses couleurs sont celles,
De cet oiseau lointain.
Oiseau,
quand te reverrai-je ?
Un soir jespère,
Dans un beau rêve,
Où tu serais dans les airs.
Marlène
Robichon - 14 ans - Tréjouls
(82)
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Sous
le soleil
Voici
la belle saison qui arrive en chantant ;
Je sens déjà le soleil qui effleure ma peau,
Alors quil reste si doux et si chaud,
Il commence à se marier avec le vent.
Tous
les soirs, je le vois tomber sur la mer
Je ne peux quêtre émerveillée devant
un tel
Spectacle et soudain je me sens pousser des ailes
Qui me permettent de goûter ce si bon air.
Comme
je courais à travers les blés,
Je maperçus que la nature était fleurie
Que durant le printemps, les plantes sétaient
épanouies,
Mautorisant à toucher leurs feuilles dorées.
A
lhorizon, je pouvais entendre les plaines
Qui me révélaient sans rien oublier
Tous leurs petits et grands secrets
Qui emplissaient mon coeur sans aucune peine.
Claire
Corvée - 14 ans
- Tours
(37)
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16
ans, le mal de vivre
16 ans, la mort dans l'âme
16 ans, la haine au corps
Ma tête est vide
Mon sang s'écoule
Mes bras, parsemés d'écorchures
J'ai gagné, je suis libre, je me suis tuée
Je m'en vais en Paix
Et que tous, vous soyez maudits !
Nora
Zahnoun - 17 ans - Ajaccio
(20)
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Dédié
à l'humanité
Faut-il
croire en ces hommes qui ne déclarent que vouloir voir
et être vus
Lorsque pour eux le pouvoir vaut à la vie dêtre
vécue
En quoi espérer de cette humanité fière
de son allure si pathétique
Qui ose pleurer fort la dignité de son éternelle
figure diabolique
A
quel autre monde lhomme aurait-il pu appartenir ?
De quelle cicatrice profonde aurait-il du se définir
?
Car cette triste chose qui marche et qui ne sait se taire
Ne cesse de nous dicter quelque prose dont nous devons nous
satisfaire
Ce
sombre humain ne sest-il jamais demandé
De quoi, à cause de lui, demain sera fait
Combien encore de misères nous seront affligées
Combien de morts et de guerres ne pourront être effacés
Mais
cette pauvre créature démunie de capacité
à réfléchir
Ne sait préserver son futur et plus que tout se plait
à le détruire
Lair et la chair ne lui suffisent, tout comme les choses
de la vie
Lesquelles elle analyse à la simple lumière
de sa pauvre philosophie
Autant
ne pas se faire dillusion dans ce monde où lon
est contraint de vivre
Car depuis longtemps lhomme a perdu la raison et le
chemin à poursuivre
Malheureusement rien de nous sert de tenter atténuer
notre peine
Car aujourdhui et pour toujours, les hommes ne resterons
jamais queux-mêmes.
Sophie
Lefeuvre - 17 ans - Matignon
(22)
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Un
espoir, une émotion...
Un
espoir, une émotion...aux frontières des mots
Sous la lumière humide d'un jour presque vide...
C'est le presque qui compte...
La tempête t'avait conduite jusqu'ici
Parfum de mangue et de cannelle
manteau de coton, petite panthère de sucre
Petite musique de l'intérieur simple, paisible
Puis le silence d'après
Le silence du regard qui glisse jusqu'à l'horizon
Le silence d'un "je ne sais pas...peut être".
Yoann
Benard - 25 ans - Lorient
(56)
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Le
chant du sommeil
Quelquefois
je rêve à d'autres espaces,
Terres d'absence Solitude absolue
Pour tout compagnon : le silence
Dormir à n'en pouvoir plus
Seulement
Tu chantes ton cri de sommeil,
Tes bras sont doux comme un nourrisson
Mon pas balance ton corps tiède
Tes larmes coulent sur ma joue.
Vogue
l'heure des berceuses-bateaux
Maintenant
nous flottons ensemble
Tes yeux clos contre mes mains jointes
Ton souffle s'apaise dans mon cou.
Le
cur arrondi dans un murmure
Epuisée
Je vois en veille d'autres espaces
Des îles peuplées d'oreillers blancs.
Sandrine
Bettinelli - 31 ans -
Genève
(Suisse) - 1er
prix
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Point
à la ligne
comme un nouvel espoir
pour ma respiration.
Point
à la ligne
de ma plume déposé
sur la peau de mon poème
comme tatouée par la rêverie
d'une promesse à venir.
Denis
Heudré - 39 ans
- Noyal
sur Vilaine (35)
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Le
marin de Paris
Je
m'invente de longs voyages
Mille remous mille sillages
Mille mouettes dans mes cris
Je trime je rime je rame
D'un vieux chagrin j'en fais un drame
Je suis le marin de Paris
Tantôt
je gaspillais ma jeunesse allouvie
Dans mes songes la Mort me fauchait dans un blé
Les traînées du quartier contentaient mes envies
J'avais toutes les nuits pour refaire ma vie
Je nichais sous les toits dans un sombre meublé
Quand
je me joue de ses prunelles
Quand j'élime sa ritournelle
Quand je la prends pour un violon
Que je frotte sa chanterelle
Elle n'a plus l'heure sur elle
Et ne trouve plus le temps long
Trois
jours sur quatre dans la gêne
Le cul dans sa toile de Gênes
La rue riboule des calots
Ma mie ma muse ma frangine
Ma garce ma parque gingine
Des hanches pour son matelot
Quand
elle change de visage
De toilette de paysage
Je n'ai ni regret ni remords
Ma payse mon étrangère
Ma citadine ma bergère
Réveille mes mots et mes morts
Tantôt
je noircissais des pages hasardeuses
J'avais toutes les nuits pour raconter mes maux
Mon amoureux martyre à ma fine brodeuse
A la fois délurée serve enjouée boudeuse
A ma plume attentive à mes jeux de grimaud
Quand
je m'embarque sur la Seine
Couvert de ma pauvre misaine
Dans le brouillard glacial et gris
Je laisse à quai mon amoureuse
Ma belle enfant ma ténébreuse
Je suis le marin de Paris.
Robert
Vitton - 55 ans - Paris
(75)
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